Des chercheurs de l'université de Montréal et de celle de Californie à Berkeley ont mis en évidence une association entre l'exposition prénatale aux pesticides et un quotient intellectuel inférieur chez les enfants âgés de 7 ans.
Une étude de chercheurs québécois et américains, publiée dans Environmental Health Perspectives il y a quelques semaines, a mis en évidence un lien entre exposition à des produits pesticides organophosphorés des mères et coefficient intellectuel réduit chez les enfants de 7 ans. Selon l'étude, les mères ayant été exposées aux produits organophosphorés, largement utilisés sur les plantes comestibles, ont un niveau 20 % plus élevé de métabolites urinaires de pesticides. Or les scientifiques ont découvert que les enfants de ces femmes présentaient un déficit de 7 points de QI par rapport aux enfants dont les mères avaient pu subi d'exposition. Ces résultats qui ont été obtenus sur une population rurale viennent corroborer deux autres études menées sur des populations urbaines de New-York, qui aboutissent aux mêmes conclusions. Cette cohérence dans les résultats est autant une preuve de la solidité des conclusions qu'une mise en exergue des risques existants pour toutes les populations, puisque ce lien entre exposition aux pesticides et QI n'est pas limité aux personnes vivant dans les communautés agricoles : toutes les formes d'exposition sont donc prises en compte.
Contact chercheuse : Département Santé environnementale, Maryse.bouchard@umontreal.ca